KT vacances 2021

A LA DECOUVERTE D’UN EVANGILE

1 – Connais-tu Ézékiel ?

Son nom signifie « Dieu fortifie ». Ézékiel est un prêtre déporté avec le peuple d’Israël, en Babylonie,  c’était il y a très longtemps, plus de 500 ans avant la venue de Jésus. Ézékiel est choisi par Dieu pour parler au peuple exilé. Ézékiel est un prophète, homme inspiré par Dieu qui parle en son nom.
Ainsi, par Ézékiel, Dieu parle : Il veut changer le cœur de l’homme, le rendre capable de s’ouvrir, d’évoluer, d’aimer : changer le cœur de pierre en cœur de chair. Ézékiel parlera aussi du Bon Berger qui rassemble ses brebis et qui s’en occupe bien.

Cherche et lis la suite dans l’Ancien Testament, le livre d’Ézékiel au chapitre 34, les versets de 11 à 16.
https://www.aelf.org/bible/Ez/34 (clique sur le lien ci-contre si tu n’as pas de Bible) !

→ As-tu compris ce passage ? Alors réponds aux questions ci-après !

  • Qui sont les personnages ?
  • De quel animal parle-t-on dans ce texte?
  • Où cela se passe-t-il ?
  • Sais-tu ce qu’est un berger ?
  • Aujourd’hui qui prend soin du peuple de Dieu ?
  • Quel est le rôle du berger ?
  • Comment prend-il soin de ses brebis ?
  • As-tu compris qui est ce bon berger ?
  • Et toi, peux-tu prendre soin de quelqu’un ?

2 – Le psaume 22

Le roi David, amateur de danse et de musique, est considéré comme l’auteur des 150 psaumes de la Bible. Avec Glorious, découvre ce beau psaume 22 :

Pour les plus jeunes, regardez cette courte vidéo de Théobule →

Maintenant, écoute et chante « Jésus, mon berger »

3 – Bienheureuse sieste !

Jésus a envoyé ses disciples deux par deux en mission. Dans son évangile, Saint Marc décrit ce qu’ils ont fait en mission : «Ils partirent, et proclamèrent qu’il fallait se convertir. Ils chassaient beaucoup de démons, faisaient des onctions d’huile à de nombreux malades, et les guérissaient.» Ils ont fait très exactement ce qu’ils ont vu Jésus faire depuis le début de leur rencontre : guérir les malades, chasser les démons, enseigner.
Mais Jésus n’est pas venu que pour enseigner : il écoute, il répond aux questions, il interroge également lui-même ses compagnons. Il n’impose pas sa vérité ; il veut la faire germer chez les autres. « Jésus s’en alla avec ses disciples dans les villages voisins de Césarée de Philippe. Il leur posa en chemin cette question : “Qui suis-je au dire des hommes ? “. Ils répondirent : “Jean-Baptiste ; pour certains, Élie ; pour d’autres, l’un des prophètes.” “Et vous, leur demanda-t-il, qui dites-vous que je suis ?” Pierre lui répondit : “Tu es le Christ.” » (Marc 8, 27-30)
Avant le passage d’évangile que tu vas découvrir, Saint-Marc nous raconte la mort de Jean-Baptiste par Hérode. Puis, il nous fait le récit du retour de mission des apôtres. La foule est si grande, raconte l’évangéliste, que les apôtres n’avaient même pas le temps de se nourrir.

Cherche et lis la suite dans le Nouveau Testament, l’évangile de Marc au chapitre 6, les versets 30 à 34.
https://www.aelf.org/bible/Mc/6 (clique sur le lien ci-contre si tu n’as pas de Bible) !

Comprendre ce texte  :

Les amis de Jésus sont partis « disciples » et lorsqu’ils reviennent, ils sont nommés « Apôtres ». Le disciple (qui en latin signifie élève) est celui qui suit l’enseignement d’un maître. Le mot apôtre vient du grec apostellein, qui signifie « envoyer ». Nous est-il arrivé d’être envoyé pour une mission ? Comment-avons-nous pu rendre compte de ce que nous avions vécu ?

Se réunissent auprès de Jésus.
→ Que de choses en ces quelques mots. Une définition de l’Église : celles et ceux qui se rassemblent autour de Jésus pour l’écouter, vivre de sa vie, reconnaître son action au cœur des femmes et des hommes et pour annoncer la joie de l’Évangile.

Ils lui rapportèrent tout ce qu’ils avaient fait
→ Étonnant ce passage ! Jésus n’exprime ni satisfaction, ni réticence en réponse au rapport circonstancié des apôtres. Cela fonde pour nous l’importance de relire sa vie, d’en parler, de pouvoir être écouté(e) par quelqu’un.
→ Étonnant aussi par ce que cela nous donne l’image de Jésus écoutant. Il nous parle et aussi il nous écoute. Dieu n’est seulement Parole mais aussi Écoute. Il s’intéresse à nos vies.

Reposez-vous un peu
→ Il y a dans cette phrase toute la tendresse de Jésus, son attention à ses disciples.  Jésus et ses disciples étaient des personnes actives ; Jésus ne s’arrête pas un instant, et ses disciples font de même. Il fallait annoncer l’Évangile, le temps était court et les besoins nombreux. Jésus prenait juste le repos nécessaire pour le corps et l’âme en se retirant de temps en temps dans un endroit à part.
Aujourd’hui aussi nous avons besoin de repos. Nos journées de travail et nos tâches familiales nous laissent épuisés. Nous courons le risque de nous dessécher. Un moment de repos s’impose, un moment pour refaire nos forces. C’est une invitation à prendre très au sérieux : prendre soin de soi, se retrouver soi-même avec ses regrets à consoler, ses blessures à panser, des besoins à orienter, des souvenirs à méditer, des appels à écouter, ne pas sombrer dans l’activisme, s’accueillir soi-même avec patience, miséricorde et confiance, se poser à nouveau devant la nature, avec un regard neuf et pourquoi pas lever le pied pour recevoir de quoi manger.
Savoir se reposer, c’est rester libre par rapport à ce qui se présente et qui peuvent être de fausses nécessités, mais c’est aussi savoir trouver le sens de sa vie dans l’être et pas seulement dans le faire. Il faut savoir faire du tri : est-ce indispensable ? puis-je le déléguer ?

C’est aussi se poser à nouveau devant les autres avec des yeux renouvelés… La vie nous met, en file, les uns derrière les autres. La télévision nous met côte à côte. Alors, se retrouver face à face, dans un dialogue tout neuf, avec un regard vrai, pour une proximité vécue même dans le silence.

C’est souvent un acte de vraie humilité et d’honnêteté constructive de savoir nous arrêter, reconnaître nos limites, nous accorder un temps pour souffler et nous reposer conformément à ce qui a été prévu par Dieu pour l’homme.

Choisissons de nous extraire de nos activités, de nous reposer près de Jésus pour refaire nos forces en puisant à la source de l’eau vive, de nous reposer devant Dieu avec des cœurs d’enfant. A la fin de la journée, retirons-nous pour parler avec Celui qui, nous le savons, nous écoute et peut nous restaurer.

Entre, et laisse tes yeux s’habituer !
Entre et pose-toi ! Repose-toi !
Entre, et ouvre ton cœur ! Laisse-toi saisir !

Arrêtons-nous sur la barque : elle permet un moment particulier de communion possible pour les apôtres avec Jésus. La foule n’a pu monter dans la barque ! Suivre le Christ, c’est aussi discerner le temps du repos pour ne pas se laisser emporter dans une spirale missionnaire sans halte. L’invitation de Jésus est non seulement de se mettre à l’écart pour reprendre son souffle et recharger les batteries, mais aussi de prendre un temps de communion privilégié avec lui.

Jésus voit… Il a pitié… Il enseigne
Arrêtons-nous sur ces 3 verbes : voir, avoir pitié, enseigner. Cela indique un chemin de perception pour mieux agir. Il s’agit en premier d’ouvrir les yeux sur le réel. Ensuite, il faut se laisser toucher par lui. Avoir pitié est une traduction qui ne rend pas compte de la profondeur de ce qu’éprouve Jésus, il s’agit de quelque chose de très fort : il est remué jusqu’aux entrailles ce que l’on traduit souvent par miséricorde. Et enfin il est nécessaire de comprendre ce qu’il faut faire et agir. Jésus fait ce chemin et nous l’indique comme moyen pour sortir de la répétition, s’ouvrir à du neuf.

Des brebis sans berger
Le peuple est comme des brebis sans berger et Jésus les fait asseoir sur l’herbe fraîche. Le prophète Ézéchiel utilise déjà cette comparaison pour parler de ce que fait le Seigneur pour son peuple. Il est lui-même le bon pasteur. Jésus serait-il le nouveau berger ?

En conclusion, il faut se disperser pour aller vers les autres, puis il est nécessaire de se rassembler autour du Christ pour partager avec Lui les événements de la mission qu’il nous donne. En ces mois d’été, apprenons donc à prendre soin de nous et à nous reposer vraiment car avec le fruit même de nos siestes, nos restes, Jésus fait des miracles !

A TOI DE JOUER !

Jeu n°1 -Vous avez dit « repos » ?

Voici les rêves (supposés) des apôtres
pendant qu’ils vont en barque vers l’endroit
désert, à l’écart…

  • Est-ce que c’est cela qui va se passer ?
  • Pourquoi les choses ne se passent-elles pas comme prévu ?
  • Qui est-ce qui se remet au boulot à la fin de l’histoire ?

Jeu n°2 –  observe le dessin !

  • Comment sont les brebis sur le dessin ?
  • Est-ce que les gens qui courent et arrivent avant Jésus et les apôtres sont comme ça ?

Décore ton bâton de pèlerin

Le bâton porte, soutien, défend contre les dangers. Il rappelle le bâton du berger. Rappelle-toi dans l’Évangile de Saint Jean au chapitre 10, Jésus nous dit ceci « Moi, je suis le bon pasteur ; je connais mes brebis, et mes brebis me connaissent,»
Décore ton bâton de pèlerin. Prends un simple morceau de bois que tu trouveras dans la nature, graves-y ton prénom. Tu peux aussi enlever l’écorce au moins sur une partie et dessiner dessus. Noue de beaux rubans dessus. Tu peux aussi mettre des bandes de papier crépon sur lesquelles tu auras écrit le nom des personnes qui t’aident à avancer dans la vie !
Avec des fils épais ou de la ficelle colorée, tu peux entourer le haut du bâton pour faire comme une poignée.

Relis cette parole :

«Venez à l’écart dans un endroit désert,
et reposez-vous un peu ! »

PRIE !

→ Fais silence et ferme les yeux !

Je vais tracer sur moi un beau signe de croix.
C’est la plus courte des prières,
Elle m’habille de lumière.
Je vais tracer sur moi un beau signe de croix.

(récité) Au nom du Père… du Fils… Et du Saint-Esprit… Amen

Prendre du temps pour n’avoir d’autre occupation qu’admirer
Le lac serti dans les rochers, la calme obscurité de la forêt
Les arbres jetant aux quatre coins le chant vibrant de leurs frondaisons,
La palette éclatante du ciel
Alors que le soleil regagne son refuge aux bords de l’horizon.
Les fruits offrant leurs saveurs, l’écharpe du vent enroulant
Dans ses plis les délicats pastels des nuages effilochés.
Les œuvres sorties des mains humaines,
L’architecture des villes nouvelles, la solidité trapue des églises romanes,

Les nervures entrelacées des arcs gothiques,
Les cathédrales murmurant aux passants la foi capable de sculpter la pierre,
Les peintures aux lignes folles transfigurant la réalité.
Les rues bruissantes d’humanité, les cris des enfants,
Les visages venus d’ailleurs.
Et derrière ce qui est beau, deviner la présence de Celui
Qui a offert la terre aux humains
Afin qu’ils la transforment en espace de beauté pour tous.

Charles Singer

DIMANCHE, JOUR DU SEIGNEUR !

Dans la Bible, le mot « vacances » n’existe pas ! Mais le mot « REPOS » oui.

Dans le livre de la Genèse (Gn 2, 2-3), il est écrit « Le septième jour, Dieu avait achevé l’œuvre qu’il avait faite. Il se reposa, le septième jour, de toute l’œuvre qu’il avait faite. Et Dieu bénit le septième jour : il le sanctifia puisque, ce jour-là, il se reposa de toute l’œuvre de création qu’il avait faite. »

Ce 7e jour, c’est le sabbat juif, jour consacré au Seigneur : «Souviens-toi du jour du sabbat pour le sanctifier. Pendant six jours tu travailleras et tu feras tout ton ouvrage ; mais le septième jour est le jour du repos, sabbat en l’honneur du Seigneur ton Dieu : tu ne feras aucun ouvrage, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton serviteur, ni ta servante, ni tes bêtes, ni l’immigré qui est dans ta ville.» (Ex 20, 8-10).

Les Apôtres, pour leur part, célébraient déjà la Messe « le premier jour de la semaine », le dimanche, pas le samedi. «Le premier jour de la semaine, nous étions rassemblés pour rompre le pain, et Paul, qui devait partir le lendemain, s’entretenait avec ceux qui étaient là. Il continua de parler jusqu’au milieu de la nuit, » Ac 20, 7

Le dimanche pour les chrétiens est le « jour du Seigneur », le jour de la résurrection du Christ, le premier jour de la semaine. « Si nous nous rassemblons le jour du soleil (le dimanche), c’est parce que Ce jour est le premier, celui où Dieu  tirant la matière des ténèbres, commença à créer le monde, et aussi celui où Jésus-Christ, notre Sauveur ressuscita d’entre les morts » Saint Justin de Naplouse 1er apologie 67,8

Ce jour-là, en effet, les fidèles doivent se rassembler pour que, entendant la parole de Dieu et participant à l’Eucharistie, ils fassent mémoire de la Passion, de la Résurrection et de la Gloire du Seigneur Jésus et rendent grâces à Dieu… Aussi le jour dominical est-il le jour de fête primordial qu’il faut proposer (…) à la piété des fidèles, de sorte qu’il devienne aussi jour de joie et de cessation du travail… car il est le fondement et le noyau de toute l’année liturgique.” Sacrosanctum concilium n°106

« L’Église célèbre le mystère pascal, en vertu d’une tradition apostolique qui remonte au jour même de la Résurrection du Christ, chaque huitième jour, qui est nommé à bon droit le Jour du Seigneur, ou dimanche  » (de la même racine sémantique que « Seigneur »/Dominus). Le jour de la Résurrection du Christ est à la fois le « premier jour de la semaine », mémorial du premier jour de la création, et le « huitième jour » où le Christ, après son « repos » du grand Sabbat, inaugure le Jour « que fait le Seigneur », le « jour qui ne connaît pas de soir”
(CEC §1166).

ANNONCE JESUS

Paroisse Notre-Dame de l’Herbasse
Le Cloître du Prieuré
9 montée de l’église
26260 Saint Donat sur l’Herbasse
04 75 45 12 02
paroisse.herbasse@gmail.com

Accueil  ouvert de 09h30 à 11h30 le lundi, mercredi, vendredi et samedi.
Permanence téléphonique de 09h30 à 11h30 tous les jours du lundi au samedi.

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